à brûler, et on fait dans le commerce des mélanges, mais ils ne nuisent pas, je crois, à sa bonté; elle doit être lim-pide, bien liquide et dégagée de tout corps étranger. Son odeur n'est pas agréable, mais ne doit pas être fétide.

Pour verser l'huile dans les lampes, on aura un corbin ou burcette en fer-blanc, ce qui est infiniment préférable à tout autre vase, et coûte très peu d'argent.

V. — Bougie.

La bougie est un mode d'éclairage fort coûteux; il est plus élégant peut-être que celui des lampes, mais il n'est pas plus agréable. Il convient dans certains cas, comme sur une table de jeux, pour se transporter d'un lieu à un autre, etc. Depuis qu'on a inventé les bougies stéariques, qui coûtent beaucoup moins que la véritable bougie, on peut se permettre, même dans une maison modeste, un usage plus fréquent de la bougie qui est beaucoup plus propre que la chandelle et n'a pas comme elle l'inconvénient de sentir mauvais et de répandre de la fumée. Je pense qu'il n'y aurait pas d'avantage a en acheter beaucoup à la fois, parce qu'on n'en consomme pas assez. La bougie de cire doit être blanche, dure, brillante, sonore lorsqu'on la frappe, et ne doit pas laisser la moindre odeur de suif aux doigts en la frottant. Elle jaunit avec le temps, il est donc préférable de l'acheter à mesure qu'on l'emploie.

En été, lorsqu'on ne se sert de lumière que pour aller se coucher, je conseillerai d'employer de la bougie; l'économie qu'il y aurait à brûler de la chandelle ne compenserait pas les ennuis qu'elle cause.

VI. — Huile d'olive.

Il est très difficile de se procurer de bonne huile d'olive dans le commerce de detail; elle est presque toujours mélangée, dans une proportion plus ou moins grande, à de l'huile d'œillette. Au surplus, le prix auquel on la vend, en général, ne permet guère de la donner pure. Il vaudrait bien mieux en faire venir du midi de la France une provision