net et brillant et donne la plus jolie teinte au linge; mais il faut l'employer avec circonspection, parce que, lorsque le linge est trop bleu, il faut le savonner de nouveau, et quelquefois même le faire bouillir ou le mettre à la lessive, pour enlever la surabondance de bleu dont il est chargé, ainsi que les taches que pourrait faire quelque portion de bleu qui s'échapperait de l'enveloppe dans laquelle il faut le renfermer pour le délayer. Il faut que cette enveloppe soit de toile neuve et serrée, ou plutôt d'un morceau de flanelle double, ce qui vaut encore mieux. Si on se trouvait réduit à se servir de bleu de médiocre qualité, il faudrait en charger beaucoup plus l'eau. Lorsque le linge a été passé au bleu, on le fait sécher à l'ombre; on évitera même un air trop chaud. Sitôt qu'on s'est servi du petit tampon de bleu, on le suspend dans un endroit où il peut sécher sans se salir. Lorsque tout le bleu contenu dans l'enveloppe est employé, on y remet de nouveau bleu sans changer l'enveloppe.
Il y a une grande économie à acheter le bleu en gros, comme 250 grammes à la fois; il se conserve plusieurs années sans s'altérer.
Ce bleu n'est autre chose que de l'indigo.
III. — Chandelle.
La chandelle n'est pas également bonne dans toutes les saisons; il n'est donc pas indifférent de choisir l'époque à laquelle il convient de faire sa provision. En général, elle est meilleure et moins chère en été ou en automne; c'est donc à ce moment qu'il faudra l'acheter. En veillissant, elle durcit et blanchit, deux qualités qui contribuent à la rendre plus durable et plus agréable à la vue. La chandelle ne se garde pas au-delà d'un an. Il y aurait économie à en faire sa provision en une seule fois, on l'aurait à meilleur compte. Les paquets doivent être empilés dans la chambre à provisions; il serait mieux de les détacher et de réunir toute la chandelle dans une boîte faite exprès. Il est indispensable d'avoir une boîte plus petite, dont le couvercle ferme à coulisse, pour serrer la chandelle livrée à la consommation