tendre qu'il durcisse, il faut le couper en morceaux de gros-
seur convenable, pour pouvoir les saisir facilement; il y a
toujours économie à en donner peu à la fois. On emploie,
pour le couper, un fil de fer fin, attaché aux deux bouts d'une
petite poignée de bois, et formant une boucle assez large
pour que la brique puisse y passer (fig. 20). On l'émietterait
Fig. 20.
Qu'il fût. Avec ce fil de fer, il se coupe parfaitement net et très facilement. Lorsque les morceaux sont coupés, on les range les uns sur les autres dans un endroit aéré, en laissant entre eux un petit intervalle pour la circulation de l'air. Lorsqu'ils sont secs, on peut les enfermer dans une armoire saine.
Il y a deux espèces de savon : le savon blanc et le savon marbré. Le dernier est plus commun et moins cher, le premier plus cher, mais plus actif; lorsqu'on a d'habiles savonneuses qui savent ménager le savon en raison de sa qualité, je crois qu'il est plus économique d'employer le blanc. Le savon blanc dont je parle n'est pas ce nouveau savon qui est fortement chargé de potasse et qui mord beaucoup sur la peau des mains; il ne doit être employé que pour le linge blanc, car il altère beaucoup les couleurs. Je crois qu'il use aussi le linge blanc,
Le bon savon doit avoir les parties blanches d'un beau blanc sans traces jaunâtres, et les parties bleues d'un beau bleu, et bien tranchées comme dans un beau marbre; sa pâte doit être bien lisse et fine, et percée de trous ou œils comme le fromage de gruyère. Il ne doit point s'émietter en miettes rondes, mais en lames, et avoir une odeur agréable, et qui disparaisse entièrement quand le linge est rincé. Le savon qui n'aurait pas tous ces caractères serait de mauvaise qualité. Il y a encore une espèce de savon appelée savon noir ou vert. Il est beaucoup plus mordant que l'autre et laisse après lui une odeur assez désagréable. Il y a des pays où on n'en emploie pas d'autre. Je n'engagerai pas